Procès en appel de Khalid Naji, le viol d’une justice au rabais à la mode de chez nous

2009 juillet 28
par khalidnaji

La question de la preuve en tant que telle est indépendante de la question de l’existence du droit.

Cette question intervient toujours en aval et ne préjuge pas du point de vue de savoir si le droit existe ou non.
En pratique cependant, il faut admettre que le droit que l’on arrive pas à prouver revient pour l’intéressé à un droit qui n’existe pas : c’est ce qu’exprimait le droit romain avec l’adage « idem est esse aut non probari. »

Que cela soit en droit pénal ou en droit civil, le principe essentiel de la preuve a évolué d’un objectif de sécurité juridique, où le juge est un acteur passif, vers un objectif de vérité, où le juge a un rôle plus actif.

Par conséquent, et les lois de 2000 en témoignent, une accusation sans preuves doit forcément aboutir à un acquittement qu’il y ait 1, 2, 3 ou 9 juges !

L’affaire Khalid Naji et son frais procès en appel démontre malheureusement la très dure application de ce principe de présomption d’innocence.

Prenons, quelques pages pour en parler car de toute façon, nous reparlerons malheureusement souvent de ce genre d’affaire, de ces viols dits conjugaux.

-Avant le viol, le mariage :

Dès le départ de ce procès aux 35° à l’ombre, on commence tout d’abord par recadrer, par faire le picth de cette sombre histoire ou fable : une histoire de couple, deux amoureux, une envie de construire ensemble…..,
Khalid, dont la famille est aisée, est venu en France pour elle.
Courageux, travailleur, ami sympa…dans le box, on se demande ce que fait là ce jeune homme au visage doux, aux paroles réservées, cachant son émotion, presque timide…

On apprend très vite que le mariage traditionnel, dit social (pas le civil) était voulu par la belle famille, mais que Khalid y a renoncé parce qu’elle réclamait une dot trop élevée.

.Viol conjugal ?

Il ne fait aucun doute que le viol est un crime odieux.
Les femmes, principales victimes des viols peuvent voir leur vie détruite moralement et physiquement par un tel acte.

Mais qu’est-ce qu’un viol conjugal ?

La pression de l’opinion publique ne doit pas, dans les affaires de viol comme dans
celles de pédophilie ou de violence conjugale, faire voir des criminels partout, ni
incriminer les hommes parce qu’ils sont des hommes et donc coupables par principe.

Depuis 1992, la qualité de conjoint est retenue comme circonstance aggravante en cas de violences conjugales, et la jurisprudence reconnaît le viol conjugal.
Selon l’article article L.222-24 du Code pénal, le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle dans les cas où il :
• A entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;
• Est commis sur un mineur de quinze ans ;
• Est commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l’auteur ;
• Est commis par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
• Est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
• Est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;
• Est commis avec usage ou menace d’une arme ;
• A pour victime une personne mise en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de télécommunications ;
• A été commis en raison de l’orientation sexuelle de la victime ;
• Est commis en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes ;
• Est commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ;
• Est commis par une personne agissant en état d’ivresse manifeste ou sous l’emprise manifeste de produits stupéfiants.

.Fausse accusation alléguée par la défense
On peut s’étonner qu’une personne commette une fausse accusation.
S’engager sur la voie d’une procédure judiciaire est une décision lourde de conséquences, lourde à porter. Pourtant cela arrive !
Un grand nombre d’affaires récentes relatives aux mœurs qui ont déchaînés les médias comme à Outreau par exemple démontrent le danger de telles accusations.

.Le Verdict : une justice au rabais !
Le verdict est tombé à deux heures du matin !
A l’évidence l’horaire tardif voir matinal de la fin des délibérés démontre parfaitement l’incertitude des jurés quand à la culpabilité de Khalid.

Condamnation confirmée pour Khalid, mais peine réduite.
On appelle ça une justice au rabais dans notre jargon !
C’est l’incompréhension. La plaidoirie était pourtant magistrale, le dossier démonté. Au minimum le doute devait être présent à l’esprit des jurés.
. Sur quels éléments fournis par l’accusation se sont basés les jurés ?
Note à l’intention des lecteurs : Je suis ici désolé des détails qui vont suivre car ils sont insupportables, mais l’accusation contre Khalid est grave ainsi que ses conséquences, il faut donc ici savoir à quoi exactement on a à faire, même si c’est vulgaire, car ceci constitue et restera apparemment la thèse, la plainte de l’accusation !

Il l’aurait battue avec un gros barreau de chaise, violée en la sodomisant avec violence, puis aurait uriné sur elle, l’aurait obligée à dormir ensuite dans l’urine. Et au matin, fraîche et pimpante, elle aurait vaqué à ses occupation, rencontré ses collègues de travail, comme si de rien n’était, souriante, tranquille comme à l’accoutumée… Ce n’est qu’un exemple parmi les accusations délirantes qu’elle a proférées. Aucune femme ou homme, jamais, n’aurait pu tenir cela sans qu’il y ait des signes, une dépression. Sa soeur médecin qu’elle voyait très souvent n’a rien remarqué qui l’ait alertée. Ses médecins n’ont rien vu. D’ailleurs elle a refusé l’expertise médico-légale qui aurait pu démontrer des traces anales et les dater s’il y en avait. Maître Jean-Marc Florand n’a pas manqué ici de le rappeler avec fermeté.

Et son amant, oui, car elle avait pris un amant pendant quelques temps !
Quelle femme battue à répétition et violée peut avoir encore des rapports sexuels sans problèmes?
Son amant donc qui, la voyant nue, ne remarque aucune trace?
Aucune terreur à la pénétration? Au contraire, dans des lettres dont j’ai vu la copie mais dont les originaux ont comme de par hasard été volés et donc n’étaient pas au dossier, il lui écrit qu’il ne peut répondre à sa demande de libertinage car il veut plus de sentiments, et qu’il regrette de ne pas l’avoir suffisamment satisfaite. Elle lui avait donc dit qu’elle n’était pas assez satisfaite! Une femme supposée battue comme plâtre, violée avec barbarie, réclame plus de sensations à son nouvel amant ? !

….et puis là, mensonge !
Lors du premier procès l’amant reconnaît qu’ils ont fait l’amour dans les toilettes de l’école dont elle est directrice. Mais ce témoignage du premier procès ne peut être repris dans le deuxième, puisque l’appel est comme un nouveau procès. Mais son avocate, et l’avocate de Solidarité Femmes le savent, elles qui étaient déjà au premier procès. Et quand, mardi, on lui demande si elle a déjà fait l’amour dans son école, elle joue la petite fille sage et dit: «Non, jamais c’est mon lieu de travail ! »

Elle ment donc effrontément. Elle le sait. Les deux avocates le savent. Mais ne disent rien.
Complices du mensonge, enchaînés par leurs honoraires !

Les jurés ont été partagés, cela semble s’être joué à une voix près, raison pour laquelle il y a eu réduction de la peine: de 8 ans à 5 ans d’emprisonnement. Mais ça n’est pas logique. Si la supposée barbarie extrême était réelle, cela mériterait 10 ou 12 ans de prison. Pas une réduction. Réduire la peine, c’est comme dire qu’au fond ce n’était peut-être pas si grave, qu’en effet il y a des zones de doute dans ce dossier. Mais une majorité de jurés n’a pas eu le courage d’en tirer les conclusions et d’appliquer totalement le principe du doute. Khalid devait être acquitté. Surtout quand tous les rapports et témoignages sur lui, y compris de sa nouvelle compagne avec qui il vivait avant d’être emprisonné, vont en sens inverse de l’accusation. S’il avait commis ces actes de barbarie, c’est qu’il serait dérangé ou violent compulsivement, et il aurait sans l’ombre d’un doute recommencé avec sa nouvelle compagne. Rien de cela: son seul défaut, s’il en est, dans cette affaire, est d’avoir été trop naïf.

Son ex a reçu 15‘000 euros de dommages et intérêts. Le prix du viol !
Le prix qui manquait peut-être à sa dot !

. L’impact de la plaidoirie de Jean-Marc Florand, le moment fort du procès :
Ecoutons un membre de la famille de Khalid à ce sujet :
« Un très grand merci pour la fondation de Maître Karim ACHOUI et pour notre excellent avocat Maître Jean-Marc FLORAND, qui a fait un très très bon travail pendant les deux jours de procès, il a montré l’innocence de Khalid et la vraie personnalité de la plaignante et de sa famille que les psychiatres n’ont pas su montrer, il a démontré les fausses accusations de la plaignante avec une logique irréprochable en se basant sur des lois du code pénal au lieu de citer l’histoire de Romeo et Juliette pour essayer de convaincre les jurés… quelle différence de niveau entre la défense et l’accusation !
De telle sorte que j’ai senti au moment de la plaidoirie de Jean-Marc Florand que ce n’était pas un procès à la fin, non, c’était une séance d’apprentissage pour la partie civile !
La preuve en est que l’avocat de l’association solidarité femme n’a pas cessé de prendre des notes au moment ou Maître FLORAND a plaidé !
Et certains jurés avaient les larmes aux yeux, tout le monde a cru en l’innocence de Khalid pendant le procès.
Comment imaginer des policiers qui pleurent pendant la plaidoirie de Maître Florand et des jurés qui déclarent l’acquittement après le jugement en pleurant c’est très dur à accepter…
qui vote à la fin les jurés ou quelqu’un d’autre …. Bref j’arrive pas à comprendre… »

Article de Benjamin Brame (étudiant avocat)

(Un grand merci à Maître Jean-Marc Florand, et au très précieux John Goetelen pour ces nombreux articles et témoignages repris dans cet article)

Enquête spéciale : Présomption d’innocence bafouée

2009 avril 13

Enquête spéciale : Présomption d’innocence bafouée

Reportage mené par D.Perrotin,  le 11 avril, au rassemblement du comité de soutien place Saint-Michel. Le syndicat “Solidarité Femme” a été contacté mais n’a toujours pas donné de réponse.

Une même justice pour tous, sauf pour un

Khalid Naji, français d’origine marocaine, équipementier à carrefour, est marié depuis 4 ans. Sa femme,conseillère municipale et directrice d’école réside à Dijon tandis que lui habite  Paris et fait le trajet régulièrement pour la rejoindre. Après s’être installé avec elle, il s’aperçoit qu’elle le trompe et décide de divorcer.

Dès le divorce perdu, son ex-femme porte plainte pour « viol en mariage ». Khalid perd son procès et se voit condamné à huit années d’incarcération.

Le dossier paraît pourtant très mince. La famille de Khalid ne comprend pas pourquoi cette directrice qui a l’habitude de gérer les non-dits des enfants, ne s’est  pas manifestée plus tôt. Elle trouve également suspect que cette même personne parle de violences quotidiennes alors que le couple n’a en tout et pour tout vécu sous le même toit qu’un mois durant  leurs années de mariage. Enfin, elle peine à expliquer que même après le divorce, l’ex-épouse soit régulièrement revenue (2 à 3 fois par semaine) voir son ex-mari.

Khalid, veut prouver son innocence en appel.

Problème : La chambre d’instruction, décide  d’incarcérer immédiatement Khalid, au lieu , comme c’est l’usage, de le laisser libre pour préparer son prochain procès.

En effet , l’article 1-3 de la loi Guigou voté en 2000 précise que : « Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie. Les mesures de contraintes dont cette personne peut faire l’objet sont prises sur décision ou sous le contrôle effectif de l’autorité judiciaire. Elles doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l’infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne. »

Cela permet donc en principe à celui qui fait appel,et si les conditions sont respectées,  de comparaître librement à son deuxième procès. Cette loi donne la possibilité au prévenu de préparer au mieux son dossier. Elle lui évite d’arriver menoté  devant un jury d’assises et ainsi, de risquer d’influencer négativement son jugement.

Après 130 jours de détention et 50 jours de grève de la faim, Khalid Naji se bat toujours pour sortir de prison et avoir tous les moyens de prouver son innocence. Le comité de soutien, crée par sa famille, et rejoint par la fondation Karim Achoui ainsi que par d’autres grands pénalistes français persiste donc lors de  manifestations à défendre la présomption d’innocence.

Aujourd’hui samedi 11 avril, date de l’anniversaire de Khalid, le comité s’est réuni pour la 4ème fois, place Saint-Michel , pour tenter d’alerter l’opinion.

La raison des différents rassemblements qui ont eut lieu, précise Abdenbi Sehili,  responsable du comité : « n’est pas de prôner son innocence, même si nous en sommes convaincus, mais de rappeler le fondement de la loi Guigou, qui permet à toute personne qui fait appel, de bénéficier d’une remise en liberté afin de préparer au mieux son deuxième procès. Khalid, a respecté toutes les conditions de remise en liberté, et il s’était présenté librement à toutes les audiences de première instance. Il avait 5 promesses d’embauche, une caution financière, un appartement. » La famille soucieuse de respecter ces conditions, a même installé une nouvelle ligne téléphonique, qui garantissait à la cour, un contrôle de tous les appels.

Le cousin de khalid insiste sur le fait « qu’il n’a aucun antécédent judiciaire, et qu’il a toujours pointé au commissariat lors de toute la procédure en première instance ».

Alors, pourquoi la chambre d’instruction a-t-elle décidé qu’il ne méritait pas cette présomption d’innocence ?

En raison de préventions culturelles ?

Khalid et son ex-épouse sont cousins germains, mais l’union entre cousins est le mariage préférentiel dans le monde arabo-musulman.

Du fait d’un déséquilibre des rapports de force ?

Une ex-épouse enseignante et conseillère municipale, née en France et par ailleurs soutenue pas l’association féministe « Solidaire Femme ». Versus son ex-mari équipementier chez carrefour, né au Maroc, maîtrisant mal la langue française  et soutenu par le bureau syndicale de son entreprise.

Selon, Benjamin Brame, membre de la fondation  Karim Achoui : « Il y a un motif tout à fait extravagant. Le fait qu’il aurait été condamné en première instance. Cela n’est donc pas un motif, c’est illégal, dès lors qu’il fait appel. Généralement les causes invoquées sont qu’il pourrait se venger sur les victimes, où qu’il n’ait pas de travail, ou encore qu’il n’amène aucune garantis et ce n’est pas le cas de khalid. Il a un travail, et il n’est pas dangereux pour son ex-femme. »

Beaucoup de membres du comité dénoncent donc un procès à charge et pensent que Khalid est à la fois victime de ses origines, mais aussi du combat d’associations féministes comme celle de Dijon : « Je ne veux pas faire le procès de ce type d’associations, il en faut, il y a malheureusement des femmes qui sont battues, violées, c’est ignoble. Mais cela ne concerne pas khalid. Je pense que cette association se trompe d’individu. » En effet, l’association « Solidaire femme » s’est portée partie civile au procès et aurait même reçu des indemnités à l’issue du jugement.

La famille craint également que Khalid ne puisse supporter la prison. Abdenbi Sehili fait le point sur la situation de son cousin : « Aujourd’hui il vient d’avoir 31 ans. Une date d’anniversaire c’est toujours plaisant, avec une carte, un coup de fil… Khalid lui, n’aura rien de tout cela. Mais nous redoutons surtout ce jour, face au nombre croissant de suicides qu’il y a en prison. Vous savez pour un détenu, chaque date est importante, et lui rappelle le temps qui passe et qui reste encore. Khalid a repris un petit peu de force après ses 50 jours de grève de la faim. Il va beaucoup mieux, car nous avons insisté. Il voulait se laisser aller, nous l’avons convaincu par nos actions, par nos lettres, qu’il fallait tenir bon. »

La date du procès en appel est programmée pour le 29 juin. Il semble peu probable que la chambre d’instruction revienne sur sa décision. Cela n’empêche pourtant pas le comité, de promettre qu’il sera là tous les samedis, déterminé à défendre la présomption d’innocence.  Son message est clair, se retrouver « emprisonné illégalement » peut arriver à tout le monde. Le dénoncer coûte que coûte, c’est protéger les vielles  valeurs françaises : L’idée d’une même justice pour tous.

Principe bien  trop souvent bafoués ces temps-ci.

D.Perrotin

source :  Acturevue (Réflexion sur l’actualité, et analyse critique et dossiers économiques et sociaux).

Même place, Même heure, toujours le même combat

2009 avril 9
Manifestation Samedi 4 Avril 2009 - la place saint Michel à Paris

Manifestation Samedi 4 Avril 2009 - la place saint Michel à Paris

Un nouveau rassemblement aura lieu ce samedi 11 Avril 2009 à partir de 14h00 sur la place saint Michel pour manifester un soutien à kalid Naji. En effet le comité de soutien organise publiquement l’anniversaire de khalid et demande l’application de la loi, car le refus de mise en liberté est un viol à la présomption d’innocence dont doit bénéficier Monsieur Khalid NAJI. Nous comptons vivement sur votre présence à toutes et à tous pour faire valoir nos droits à la liberté et au respect des lois.


11 Avril 2009 – un anniversaire en prison

2009 avril 7

11 avril 2009 - un anniversaire en prison11 avril 2009 – un anniversaire en prison

Recevoir un appel téléphonique, un message texto, ou une carte postale pour son anniversaire ; Savoir qu’il y a des personnes qui pensent à vous et qui vous aiment fait toujours plaisir.

Cependant, le sentiment de joie légitime à l’approche d’une date anniversaire se transforme souvent  en tristesse et en amertume pour celui qui est enfermé derrière les murs d’une prison.

Les dates sont la pour vous rappeler les échéances, le temps qui passe, la vie qui s’envole,

Alors que dire pour  celui qui est incarcéré injustement ?

Khalid NAJI aura 31 ans en prison ce samedi 11 avril 2009, c’est ainsi qu’en a décidé la chambre d’instruction en refusant une mise en liberté légitime.

Une petite carte d’anniversaire :   Maison d’Arrêt de DIJON – Khalid NAJI – 72B rue d’ Auxonne – Bâtiment D09 – Écrou 32821 -21000 DIJON

Manifestation Samedi 4 Avril 2009 à 14h00 sur la place saint Michel à Paris

2009 avril 2

Maître Amélie Bulté et Maître Karim Achoui

Maître Amélie Bulté et Maître Karim Achoui étaient présent pour soutenir la cause de Khalid suite au refus à la demande de mise en liberté de khalid NAJI.

La chambre d’instruction n’a manifestement pas appliqué la loi, en effet le refus de mise en liberté est un viol à la présomption d’innocence dont doit bénéficier Monsieur Khalid NAJI.

Khalid NAJI ayant interjeté appel, non pour obtenir une réduction de sa peine, mais pour obtenir son acquittement, ayant toujours protesté de son innocence, entend se présenter devant la juridiction d’appel.

Les garanties de représentation de Monsieur Khalid NAJI ainsi que le respect du contrôle judicaire auquel il a été astreint pendant l’information judiciaire démontrent que la détention n’est pas l’unique moyen de parvenir aux objectifs visés par les textes sur la détention provisoire, ceux-ci pouvant être atteints par un contrôle judiciaire (Cass. Crim. du 18 juin 2008).

Il convient de rappeler que l’appel d’une décision rendue par une Cour d’Assises met celle-ci à néant, la Cour d’Assises d’appel, à la différence d’une Cour d’Appel en matière correctionnelle, n’ayant pas à confirmer ou à infirmer la décision rendue, mais à réexaminer les faits dans leur ensemble.

Mercredi 1er Avril 2009 à 9h devant la Cour d’Appel de DIJON, Rassemblement pour demander la libération de Khalid NAJI

2009 mars 29

Voir toutes les photos

A Dijon devant la cour d'appelDijon devant la cour d’appel, en présence du comité de soutien à Khalid NAJI, Le Rassemblement Social-Démocrate de Monsieur Rachid NEKKAZ (ex candidat à l’élection présidentielle), Maxime VERNER, Jean-Bruno ROUMEGOUX, Maître Amélie Bulté, Maître Karim Achoui et Jacqueline Faurot,

déléguée syndicale Force ouvrière de Carrefour de Dijon Toison d’OR.

“Libérez Khalid”

Les mots ont résonnés si fort, que le huis clos imposé par la cour périssait dans un non sens absolu. Perturbé, l’avocat général se taisait et justifiait son silence en qualifiant ce vacarme de trouble a l’ordre public.

En dépit de tous les principes de justice la cour a rejeté la demande de liberté de Khalid, confirmant ainsi la conviction profonde de ses défenseurs, que la présomption d’innocence ne sera jamais rien d’autre qu’un fantasme d’avocat pénaliste.

Deux routes s’offraient au président de la chambre de l’instruction, il a fait le choix insoutenable du conformisme sans soupçonner la ténacité dont les défenseurs de Khalid ont fait et ferons toujours preuve. Le combat continue aussi pour notre justice.

Karim Achoui

http://fondationkarimachoui.org/actualite-nouvelles-news/39-news-khalid-naji/69-liberez-khalid.html

Samedi 28 mars 2009 à 14h sur la place SAINT MICHEL (la fontaine) à Paris, Rassemblement pour demander la libération de Khalid NAJI.

2009 mars 22

Samedi 28 mars 2009 à 14h sur la place SAINT MICHEL (la fontaine) à Paris, Rassemblement pour demander la libération de Khalid NAJI.

Khalid Naji ayant comparu libre à son procès, doit comme chaque citoyen qui a comparu libre à son premier procès être remis en l’état, c’est à dire “LIBRE” jusqu’à son procès en Appel.

C’est la règle jurisprudentielle devant toutes les chambres d’instruction et  toutes les Cours d’Appel de France.

Nous demandons l’application de cette règle pour khalid NAJI, sans traitement de faveur ni de rigueur particulière.

Khalid NAJI justiciable ordinaire doit aussi bénéficier de cette règle.

Khalid Naji reste néanmoins en détention depuis 108 jours, il s’agit d’un déni de justice, d’un déni des principes du droit.

Le principe de notre procédure pénale, qui veut que la liberté soit la règle et, la détention l’exception, est violé chaque jour; et la présomption d’innocence est aujourd’hui plus que jamais bafouée dans notre pays.

Intervention de M. Benjamin BRAME

___________________________________________

Intervention de Maître Dominique Ozenne

La fondation Karim Achoui a décidé de soutenir M. Khalid Naji.

2009 février 23

Du monde se mobilise autour de Khalid : des avocats, des juristes, des journalistes, ainsi que la fondation Karim Achoui pour dénoncer les emprisonnements sans preuves. De nombreuse autres personnes se mobilisent et se solidarisent.

Il serait aussi important qu’il soit libéré avant l’appel, comme il y a droit, afin qu’il récupère et se retrouve avec les siens. Une audience pour sa demande de mise en liberté aura lieu le 01 avril 2009.

Khalid a rompu sa grève de la faim au 50e jour

2009 février 23

Sous la demande insistante de sa famille et de son avocat, Khalid a rompu sa grève de la faim au 50e jour.Son état était si préoccupant qu’il était envisagé de le transporter dans un hôpital spécialisé à Lyon. Continuer eût été fatal, y compris pour préparer la défense de son procès en appel. De plus son avocat lui a fait savoir que la Cour n’apprécie pas les grèves de la faim qu’elle considère comme un chantage. Très discutable, à ce point de durée, mais c’est ainsi.

Par hommelibre

Monsieur le Procureur de la République – Tribunal de Grande Instance de Dijon

2009 février 2

Monsieur le Procureur de la République

Tribunal de Grande Instance de Dijon

Cité judiciaire

13 Boulevard Clémenceau – BP 1513

21033 DIJON Cedex

 

 

Clamart, le 3 février 2008

 

 

Demande de mise liberté de Monsieur Khalid NAJI

 

 

Monsieur le Procureur,

 

Par la présente, nous avons  l’honneur de solliciter de votre part une mise en liberté, éventuellement assortie d’un contrôle judiciaire, concernant Monsieur, Khalid NAJI.

 

En effet, Monsieur Khalid NAJI  est incarcéré depuis 56 jours et, en grève DE LA FAIM DEPUIS LE 2 JANVIER 2009 SOIT 30 JOURS, Ce dernier ayant respecté un contrôle judiciaire depuis le 19 Avril 2006, soit  2 ans et 7 mois, jusqu’au jour de son jugement le 9 décembre 2008.

 

Monsieur Khalid NAJI, ayant fait appel de son jugement le lendemain de sa condamnation, est innocent jusqu’au jour de son procès.

 

Ce dernier a apporté toutes les garanties nécessaires de par son emploi, son logement, un hébergement en institut spécialisé, téléphonie sous contrôle, avec un encadrement professionnel, une caution financière, un gage de son employeur, de sa famille et de ses amis.

 

Nous nous engageons à vous affirmer, que M. NAJI ne représente aucun danger, ni pour la société, ni pour lui-même.

 

Nous nous adressons à vous, Monsieur le procureur, car vous êtes la plus haute instance capable d’intervenir dans les intérêts de notre société en faisant valoir le respect des valeurs de la république française.

 

Aujourd’hui, une éventuelle mise en liberté permettrait à M. NAJI de retrouver la lucidité nécessaire pour son procès en appel et, d’appréhender de manière apaisée, les charges qui pèsent contre lui.

 

Car nous vous l’affirmons, Khalid NAJI est innocent, il n’a jamais cessé de le clamer.

 

Aujourd’hui, le manque de droits légitimes qui l’accablent, son manque de lucidité due à son emprisonnement et, sa condition physique, sont susceptibles de porter un lourd préjudice.   

 

Tout ce qui est demandé à la justice, c’est d’accorder à M. NAJI un droit reconnu à tous les citoyens, qui est celui de rester libre tant que la peine qui le frappe n’est pas devenue définitive. Une fois que ce sera chose faite, on pourra enfin dire de Khalid NAJI, qu’il est devenu un « justiciable ordinaire ».

 

Par avance, je vous remercie pour votre compréhension et vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

 

 

COMITE DE SOUTIEN KHALID NAJI